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22/06/2020

ETE 2020 : d’autres idées de vacances en France

Avec la crise sanitaire, nous serons nombreux à rester en France pour les vacances. L’occasion de prévoir un séjour insolite.

Par Sandrine Tournigand

En raison de la crise du coronavirus, le « staycation », contraction de stay (rester) et vacation (vacances), ou tourisme de proximité sera privilégié par nombre de vacanciers. Ça tombe bien, la France regorge de monuments à visiter, de parcs régionaux, de pistes cyclables…

 

Le développement ces dernières années de plateformes collaboratives a également profondément modifié les manières de passer ses vacances. Aujourd’hui, on peut planter sa tente dans le jardin d’un particulier, dormir dans des cabanes, visiter une ville avec un habitant, séjourner dans une ferme… Revue de détail pour des vacances différentes, plus responsables et proches de la nature.

Dormir dans des cabanes

 

Pour échapper à la pollution et au bruit, de plus en plus de franciliens ressentent le besoin de faire le plein de nature pendant leurs vacances. L’écotourisme a le vent en poupe.

 

En Auvergne, dans Les cabanes des Volcans, dissimulées dans les cimes d’arbres centenaires, le temps suspend son vol. Pour accéder à la plus haute, située à 13 mètres du sol, on emprunte escaliers, échelles, trappes et même une passerelle suspendue de 20m de long ! Une fois là-haut, confortablement installé sur la terrasse dominant la canopée, on savoure le bonheur de se sentir au plus proche de la nature. Exit le bruit des voitures, place au chant des oiseaux et au bruissement du vent dans les feuilles. Au petit matin, on hisse son petit déjeuner déposé au pied de l’arbre à l’aide d’une poulie et le soir venu, on dîne à la bougie. Car ici, pas d’électricité, ni eau courante.

 

Si l’objectif est de se déconnecter de la vie citadine pendant 24h ou 48h, ces mini-maisons perdues en pleine nature et aux allures de refuge permettent aussi d’assouvir des rêves d’enfant.  Le site cabanes de France répertorie près de 900 hébergements insolites : cabanes, mais aussi yourtes, tipis, roulottes, tentes suspendues, visiobulles…

Réserver un logement avec un label vert

 

Après les transports, le logement est l’un des plus importants postes d’émission de CO2. Un hébergement doté d’un écolabel s’engage à respecter un cahier des charges strict avec des critères écologiques : gestion durable et réduction de l’eau, de l’énergie, des déchets, produits d’entretien, matières premières durables, formation des employés…

 

Plusieurs labels garantissent l’écoresponsabilité des logements touristiques comme les hôtels, les gîtes et plus globalement certains sites de vacances. Green Key, connu en France sous l’appellation Clef verte certifie les campings et les hôtels, mais également quelques gîtes et meublés, auberges de jeunesse, chambres d’hôtes et villages vacances. Avec 644 établissements labellisés sur un total de 3200 dans le monde, la France est le deuxième pays qui en compte le plus. Les Gîtes de France labellisent Ecogîte et ses hébergements écoresponsables.

Séjourner dans une ferme

 

Surfant sur la tendance, des fermes ouvrent aussi leurs portes. À Savigny, dans la Manche, Rodolphe et Aurélie Cauchard, à la tête d’une exploitation laitière, ont fait construire des cabanes. Les parents ont plaisir à faire découvrir à leurs bambins la vraie vie à la campagne façon «Le Bonheur est dans le pré».

 

Au programme : traire les vaches, biberonner les veaux, nourrir les chèvres, ramasser les œufs… «Le tourisme rural séduit particulièrement les familles et s’inscrit dans la longue histoire de l’éducation de la jeunesse, mais aussi des préoccupations de santé physique et mentale, selon Saskia Cousin, anthropologue et maîtresse de conférences à l’Université Paris Descartes. Dès les années 1930, on envoyait les enfants respirer le grand air et apprendre la vie en collectivité, pour le meilleur et pour le pire.

 

Aujourd’hui, l’environnement naturel est un espace propice aux balades en familles, et à l’apprentissage de petites choses que les parents ont eux-mêmes apprises dans leur enfance.» Fort de cet engouement, des exploitants agricoles se sont rassemblés pour proposer des hébergements et de la restauration.

“Le tourisme rural séduit particulièrement les familles et s’inscrit dans la longue histoire de l’éducation de la jeunesse mais aussi des préoccupations de santé”

Cet été je visite la France

 

Plus que jamais, nos châteaux, commerces, hôtels et restaurants auront besoin de nous cet été. Alors, soyons solidaires, visitons la France.

 

En pleine crise du COVID-19, le collectif Patrimoine 2.0 réunissant de nombreux acteurs du patrimoine lançait une grande campagne de communication pour promouvoir le tourisme de proximité. L’objectif : sauver le secteur du tourisme et inciter les Français à consommer local et visiter des monuments historiques à côté de chez eux. Grâce au mot clé « Cet été je visite la France » sur Twitter, il est possible de trouver de nombreuses idées de destinations dans l’Hexagone.

https://m.youtube.com/watch?v=7WVjWzA9EBQ

À explorer

https://wwoof.fr/

Faire du volontariat en échange du gîte et du couvert

 

Le voyage n’est plus simplement synonyme de vacances ou de farniente. Il se veut désormais utile. Des agriculteurs proposent le gîte et le couvert à des vacanciers prêts à retrousser leurs manches pour les aider. C’est ce qu’on appelle le wwoofing, une drôle de pratique dérivée de l’acronyme «World Wide Opportunities on Organic Farms» qui signifie en français «opportunités dans des fermes bio du monde entier».

 

En clair, des wwoofers participent à la vie quotidienne d’un fermier qui les accueille comme il le ferait pour des amis. Pour les agriculteurs bio, un petit coup de pouce n’est jamais de refus. Même s’il s’agit en aucun cas d’un travail. Comme le stipule la charte, le wwoofing n’est ni de la main-d’œuvre déguisée ni du farniente, plutôt des vacances solidaires et actives où la bonne volonté prime. On doit cette pratique à une Londonienne en manque de nature, Sue Coppard. Pour s’échapper de la capitale le temps d’un week-end, elle a l’idée en 1971 de proposer un coup de main gratuitement à des agriculteurs.

 

Le mouvement au début alternatif s’est étendu dans le monde entier. Rien qu’en France, quelques milliers de wwoofers troquent leurs baskets contre des bottes pour passer une à deux semaines dans l’une des fermes adhérentes. Un chiffre en croissance de 4 % chaque année, d’après l’association Wwoof France, lancée en 2007. Voyager autrement, partager une expérience de vie alternative, faire des rencontres, sont autant de raisons de pratiquer le wwoofing.

Camper chez  un particulier

 

Le gamping est aussi une solution économique, écolo et conviviale. Contraction de garden (jardin, en anglais) et de camping, le terme désigne le fait de camper sur la pelouse d’un particulier. Sur le site Gamping.com, les propriétaires présentent leur jardin avec des photos et détaillent les prestations proposées. Le tarif est défini par les hôtes et on vient avec sa tente.

 

Dans un autre genre, le gambling, contraction de camping et glamour, séduit aussi les voyageurs qui tiennent à leur confort. Dans les villages vacances Huttopia, on troque sa quechua de base contre une cabane en bois avec coin cuisine, salle de bains et surmontée d’une tente, où l’on dort dans de vrais lits, mais au milieu des arbres. Car même si le confort est là, tout est étudié pour redécouvrir certains plaisirs oubliés comme couper son bois pour chauffer sa tente, partir à la cueillette des champignons ou pêcher son poisson pour le repas du soir.

 

À Senonches, dans l’une des belles chênaies de France, une myriade d’activités sont proposées : randonnée nocturne, astronomie, tir à l’arc, cuisine aromatique, cinéma en plein air. Passer ses vacances sous la tente chez des fermiers, c’est le concept d’Un lit au pré créé il y a près d’une dizaine d’années aux Pays-Bas et aujourd’hui présent en France.

Les guides d’escapades en France de Viatao

 

Depuis dix ans, la maison d’édition Viatao promeut un tourisme positif, authentique, éthique et écologique. Leur guide “Escapades en France” et la collection de guides régionaux sont des trésors d’adresses et de renseignements pour des vacances durables : logements chez l’habitant, auberges engagées, campings écolos, restaurants avec des produits bio, réserves naturelles, visites à vélo…

https://www.viatao.com/

Parcourir la France à vélo

 

Il existe seize itinéraires cyclables longue distance totalement balisés qui traversent le continent européen et la France notamment. La Loire à vélo par exemple est une portion d’une piste qui débute à Nantes en Loire-Atlantique pour aller jusqu’à la mer noire soit au total 4 450 kilomètres.

 

Des voyagistes (Velorizons, Rando Vélo, le vélo voyageur) proposent des circuits à vélo en France et partout dans le monde.

Visiter avec un local

 

Faire appel à un habitant pour visiter un quartier. C’est le concept du greeting, de l’anglais greet qui signifie accueillir. Cette forme de tourisme participatif est née en 1992, à New York, sous l’impulsion de Lynn Brooks, qui désirait démentir la réputation violente de sa ville. Avec l’aide d’amis, elle propose des promenades insolites aux curieux désireux de découvrir un autre visage de Big Apple.

 

Depuis, cette aspiration à visiter autrement a essaimé partout, particulièrement en France. À tel point que l’Hexagone est devenu le deuxième pays où l’on en compte le plus. Les greeters sont des amoureux de leur quartier, de leur ville ou de leur région.

 

Loin des walkings tours classiques, ces visites originales, parfois insolites, sont limitées à quelques participants et gratuites.

À table chez l’habitant

 

À l’instar du couchsurfing, ce réseau d’hospitalité où l’on peut être hébergé sur le canapé-lit gratuitement, le foodsurfing ou social dining permet de partager un repas chez l’habitant au lieu d’aller au restaurant. Portée par des sites chargés de jouer les entremetteurs, cette pratique née aux États-Unis rencontre un fort engouement.

 

Le principe de ces repas chez l’habitant est simple: après inscription il suffit d’indiquer sa localisation pour se voir proposer une liste de personnes prêtes à recevoir autour d’un menu moyennant une participation de 20 à 70 euros.

 

L’intérêt de cette formule ? Faire des découvertes culinaires familiales et locales et rencontrer des gens.

crédit photo: G.salles

Faire des expériences et des rencontres

 

Cours de cuisine, création de parfums, initiation à l’apiculture, chasse aux truffes, dégustation de vins… Le choix est vaste, il suffit de rentrer le mot-clé de son souhait pour découvrir une pléthore d’offres proposées par des particuliers partout dans l’Hexagone.

 

Dans la même veine, la nouvelle plateforme Kookooning recense plein d’activités. Il suffit d’inscrire son envie du moment (loisirs créatifs, vacances sportives, visites culturelles) pour trouver des lieux – chambres d’hôte et gîtes, le plus souvent – qui dispensent des ateliers in situ.

 

Sur Meetup, des groupes formés autour d’une passion organisent des événements (danse, voile, randonnées…).

©Saturnales

Randonner en pleine nature

 

Contrairement à ce que l’on pense, les espaces naturels ne manquent pas en Île-de-France. Créée en 2018 par deux passionnés de sport nature, Clément Lhommeau et Nicolas Chevolot, Helloways permet de trouver des randonnées à proximité des grandes villes. Les balades d’une journée ou plus sont gratuites, destinées à tous les publics, à réaliser toute l’année et surtout à portée de Pass Navigo.

 

En plus de son moteur de recherche, les fondateurs d’Helloways organisent régulièrement ce qu’ils appellent des «randoshows» avec l’idée de renouveler l’approche de la marche et de dépoussiérer cette pratique. Au programme: une rando concert en compagnie d’un guitariste folk, une rando mousse avec dégustation de bières locales ou encore une rando astrocanoë dans le Vexin…

www.helloways.com

LES BONS PLANS EN ÎLE-DE-FRANCE

Pas la peine d’être loin de chez soi pour se glisser dans la peau d’un voyageur curieux.

Découvrir la face cachée des monuments

 

Vivre la culture autrement, tel est le credo de l’agence Cultival, qui propose des visites de monuments et de leurs coulisses à Paris.

 

Qui n’a jamais rêvé de pénétrer dans les réserves du mobilier national, de goûter à l’expérience du marché de Rungis à l’aube, de visiter les vestiaires du Printemps ou du Stade de France, de se glisser dans les coulisses du Palais Garnier ou de Mogador, ou d’assister aux entraînements de la Garde républicaine? Près d’une trentaine de monuments et sites culturels sont proposés à la visite en Île-de-France.

www.cultival.fr

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