Interview
Stéphanie Bataille, une sociétaire aux multiples facettes

Stéphanie Bataille, une sociétaire aux multiples facettes

Comédienne, directrice déléguée de théâtre, auteure, Stéphanie Bataille

Comédienne, directrice déléguée de théâtre, auteure, Stéphanie Bataille, cliente sociétaire de la Caisse d’Epargne est un tourbillon de sensibilité et d’entrain. Rencontrez-la !

 

Stéphanie Bataille, d’où vous vient cette passion pour la scène ?

Comme je le disais dans mon précédent spectacle qui s’appelait "Les Hommes", mise en scène de Roger Louret, je crois que je suis née avec ! J’ai toujours eu envie de faire rire pour dédramatiser une ambiance qui était parfois un peu morose dans mon cercle familial, j’aime les mots aussi et, surtout, j’aime faire plaisir. Aller à la découverte d’autres personnes c’est ce que je n’ai pas arrêté de faire jusqu’à aujourd’hui, tout ça est très lié à la scène. Très souvent je compare le fait de monter sur scène à un grand chef cuisinier qui apporterait son plat qu’il a mis beaucoup de temps à préparer et que les gens vont manger avec beaucoup de rapidité. Ca ressemble aussi à un rapport amoureux : pour moi, quand je monte sur scène c’est vraiment une rencontre amoureuse, jouer c’est séduire les gens, les aimer et créer un véritable échange pendant la durée du spectacle.
 

Jouer c’est un don... vous êtes donneuse ?

Oui, je donne car je pense que ce qui n’est pas donné est perdu. Et donner sur le moment est primordial : c’est ainsi que cela a du sens. J’anticipe sur vos questions : Peggy Guggenheim était une femme exceptionnelle, qui n’a cessé de donner aux artistes de son temps et de son argent. C’est bien facile de dire "Elle a acheté de l’art moderne parce qu’elle était riche", je connais des gens qui ont beaucoup d’argent et qui n’achètent pas d’art ! Elle s’intéressait à l’art parce que c’était vivant. Je suis comme elle, ce qui m’intéresse, ce sont les gens vivants. Je suis quelqu’un qui va vite. Cela ne signifie pas que je vais très vite dans mes relations, non, il faut prendre du temps avec les gens qu’on aime, il faut prendre du temps pour interpréter un personnage. Le reste est un autre monde... quand je vois que des gens peuvent être quittés par texto aussi bien dans leurs vies
professionnelles que personnelles... on ne sait plus parler, tout va trop vite. Cette rapidité là, je ne l’aime pas du tout, elle est très violente.