Interview
Les arts vivants sous toutes leurs formes...

Les arts vivants sous toutes leurs formes...

Le théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines,qui se dresse au coeur de la cité nouvelle, est l'un des lieux culturels majeurs en Ile-de-France.

Héritières des Maisons de la Culture créées par André Malraux dans les années 60, les scènes nationales forment aujourd’hui le premier réseau de production et de diffusion du spectacle vivant en France. Parmi elles, celle de Saint-Quentin-en-Yvelines est très représentative de cette ambitieuse politique de décentralisation culturelle qui vise à démocratiser l’accès aux œuvres.
Sa programmation pluridisciplinaire reflète les principaux courants de la création actuelle française et internationale et révèle régulièrement de nouveaux talents. Tous les arts vivants y sont représentés, théâtre, danse, cirque et musique, et un nombreux public fréquente régulièrement le théâtre abrité dans cet imposant édifice, érigé en 1993 par l’architecte Stanislas Fischer.
L’exigence artistique, le soutien à la création, et l’investissement de ses équipes dans le champ de la médiation auprès de toutes les sphères de la population en font un des établissements culturels incontournables en Ile-de-France.

Entretien avec Marie Didier, directrice par intérim du Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Au-delà d'un théâtre...c'est un lieu de vie qui rassemble. Pourriez-vous nous dire quelques mots à ce sujet ?

Marie Didier : Un théâtre est un espace de rassemblement, de retrouvailles, de découverte aussi. Il fait partie de ce qu’on appelle le « bien public ». Ici, nous mettons beaucoup d’énergie au service de cette idée car il demeure un certain nombre d’inégalités d’accès aux arts, aux savoirs et à la connaissance en général. Et l’essence même de la création artistique, c’est de se poser la question de la forme esthétique mais aussi du sens, de l’humanité et du partage. Nous essayons donc de sensibiliser, d’accompagner et de rassembler le maximum de spectateurs de toutes conditions sociales et de tous âges. A cet égard, sur 50 spectacles, 20 sont « transgénérationnels », avec par exemple cette saison un temps fort autour de la Compagnie de la Cordonnerie qui présente l’Intégrale de ses spectacles (Barbe bleue, Super (Hamlet)…)
Depuis dix ans, la Caisse d’Epargne Ile-de-France nous soutient et nous aide à travailler à la démocratisation des arts vivants à travers tous les projets que nous initions. Et cette année encore, elle a renouvelé son mécénat.

Quels seront les temps forts de la saison 2014-2015 ?

MD : En danse, nous travaillons à présenter un éventail esthétique complet en abordant toutes les danses avec des compagnies de renommée internationale tout autant qu’avec des chorégraphes français contemporains. En musique, l’axe lyrique est très significatif avec plusieurs opéras, dont la création d’Iphigénie en Tauride de Gluck avec l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris. En théâtre, on peut citer un parcours autour de Joël Pommerat, et enfin pour le cirque, nous accueillerons le Cirque Plume, qui fédère un large public depuis maintenant 30 ans.
Nous présenterons également deux projets dits « Tous en scène » qui mêlent des néophytes, des amateurs et des professionnels. Cette année ce sera « Foules », une proposition chorégraphique d’Olivia Grandville pour 100 danseurs amateurs et « L’Arche de Noé », un oratorio de Benjamin Britten que nous produirons avec la Maitrise de Radio France, dirigée par Sofi Jeannin, dans l’esprit de la partition originelle, que Britten avait composée pour des solistes chevronnés, des musiciens professionnels  mais aussi des chanteurs et des musiciens amateurs.

Retrouvez la programmation complète sur le site www.theatresqy.org