Interview
Catherine Maunoury, une femme de haut vol !

Catherine Maunoury, une femme de haut vol !

Catherine Maunoury, vous venez de signer un partenariat avec la Caisse d’Epargne-Ile de-France qui, de plus, est la première à s’engager à vos côtés. Comment cela s’est-il passé ?

Lors de la signature, il y avait une réelle chaleur humaine, non simulée, tout le monde s’y intéressait ; cela a été un très très bon moment ; vraiment, j’en ai un souvenir ému... On a signé dans mon bureau avec Bernard Comolet et Thomas Levet, qui est la personne que j’ai rencontrée la première, et je dois dire, encore une fois, que c’était fort émouvant.
La Caisse d’Epargne-Ile-de-France est donc la première à nous soutenir ; c’était formidable ! Sur un plan pratique aussi, car nos amis handicapés étaient présents : je suis la marraine de La Patrouille Bleu Ciel, la patrouille des pilotes handicapés qui volent sur des avions adaptés à leurs handicaps. Cela fait donc un moment que j’ai cette sensibilité…

La Caisse d’Epargne et moi, nous nous sommes d’ailleurs rencontrés grâce à eux, sur un tour de Rêves de Gosse où des pilotes handicapés m’avaient demandé de venir faire une démonstration. Le jour de la signature, il nous a fallu être nombreux pour aider nos trois amis handicapés à monter jusqu’à mon bureau, et il nous est immédiatement apparu que ce beau musée des années 30 a concrètement besoin d’aide et qu’il y a une réelle nécessité à cela.

Un projet utile avant tout pour nous. Un beau partenariat financier, d’ailleurs le premier, qui va nous permettre de mettre les choses en place et de voir quelles sont les priorités, comment procéder aux aménagements ; on veut vraiment faire ça "ensemble". Vous comprendrez que ma sensibilisation va de soi, avec de véritables amis pilotes handicapés et l’atout d’un Aéroclub de France qui les a aussi grandement aidés dans la constitution de dossiers pour passer pilote professionnels et pour beaucoup d’autres choses... Et, à la Direction de l’aviation civile, un homme exceptionnel s’occupe de l’aviation légère et il a beaucoup fait pour eux aussi.
On a maintenant des pilotes handicapés professionnels, ce qui n’était pas du tout évident. Vous voyez, j’avais une vraie motivation pour tout cela. En fait, cette signature m’apparaît comme symbolique, la première pierre de quelque chose de grand, j’espère ! L’élan est là : de l’écoute, une crédibilité, de l’intérêt pour le musée découlent déjà de ce tout premier engagement…